La ville de Prilly propose un espace d’exposition totalisant plus de 100 mètres de cimaises réparties sur 4 niveaux. L’Ouest lausannois s’enrichit d’un nouveau lieu, « ESPACE EQUINOXE ».
Entièrement réhabilité, l’édifice privilégie les arts visuels.
ESPACE EQUINOXE est le résultat d’une collaboration entre la Ville de Prilly et Stratosensu, association suisse de plasticiens professionnels active dans de nombreux projets culturels, en particulier dans l’Ouest lausannois. Cette collaboration vise à renforcer la dimension culturelle de l’image de Prilly et à visibiliser Stratosensu, désireuse de défendre la cause d’artistes professionnels et de faciliter l’accès de leur travail au public.
lundi 3 avril 2017
mercredi 21 septembre 2016
Exposition Equinoxe d'automne 2016
Dominique Gigante, Serena Martinelli, Christiane Jaques
Exposition Equinoxe
d’automne à Prilly
Trois artistes unis par la passion de l’estampe et de la
nature
Pour
son exposition d’automne, l’Espace Equinoxe, au Château de Prilly, accueille
Christiane Jaques, Serena Martinelli et Dominique Gigante. Les trois artistes, qui
vivent et travaillent en Pays de Vaud, ont notamment pour dénominateur commun
la pratique assidue de l’estampe et de la gravure au sein d’un même atelier.
Ils mènent en effet leurs recherches à l’Atelier Raymond Meyer à Pully et Lutry.
A leurs côtés, le taille-doucier, imprimeur et éditeur n’a de cesse de les
pousser vers l’excellence, c’est-à-dire dans leurs derniers retranchements pour
révéler en eux les moments précis où l’acte de création devient une
respiration, une pensée, une émotion, une étincelle de vie. Les artistes se
retrouvent aussi dans le regard que chacun d’entre eux porte sur la nature et
l’organisation du monde.
Christiane Jaques présente une série de
gravures – pointe sèche et carborundum - inspirée des Galápagos. Lors d’un
voyage dans cet archipel de l'Équateur, elle s’est enfoncée dans la mangrove.
Fascinée par cet écosystème de marais maritime, elle a réalisé des
photographies sur le terrain. Elle en a tiré ensuite un magnifique travail
mettant en exergue l’aspect primitif et sauvage de ce biotope caractérisé par
une végétation enchevêtrée qu’elle décrit comme «des îles et des jardins qui
sortent de la mer». Christiane Jaques arpente par ailleurs très régulièrement
le Jardin botanique de Lausanne. L’occasion là aussi de s’attarder sur la
structure des végétaux, sur la façon dont ils s’entremêlent, laissent passer la
lumière ou deviennent les vecteurs de ses émotions. Les gravures de Christiane
Jaques transmuent la nature en une trame sensible sur laquelle s’agrippent les
secrets d’un chemin de vie oscillant entre exploration et poésie.
Pour
Serena Martinelli, la gravure avec
Raymond Meyer est «une véritable découverte de liberté». Ses estampes mélangent plusieurs
techniques qui s’enrichissent mutuellement, comme la peinture, le collage, la
pointe sèche. Le rythme de création à l’origine de ces travaux résultant d’une
suite d’essais que l’artiste qualifie d’«al dente» est également essentiel.
Serena Martinelli passe en effet d’une phase de travail lente, où le geste, l’émotion, la
spiritualité sont intériorisés, comme dans la série Présence d’esprit, à des séquences qui sont, au contraire, «de
l’énergie sauvage à l’état brut», à l’exemple de Monastero. Pour prendre la mesure de la pensée et de la matière, en
saisir l’épaisseur, la texture et le relief, l’artiste trace sa route étape par
étape, à la rencontre du monde. De ce cheminement exigeant et rigoureux naît
une force de création inépuisable. Les estampes qu’elle expose témoignent de
cette quête passionnante la poussant sans-cesse à se poser des questions
nouvelles, à aller voir de l’autre côté de la montagne. Sa quête l’entraîne
d’ailleurs régulièrement au cœur de la nature et jusque dans le désert
saharien.
Dominique Gigante crée des matrices en
aluminium ou en plexiglas sur lesquelles courent des traces à l’aquarelle, se
superposent des collages et des signes, tandis que des lignes deviennent le trait
d’union entre la nature et l’homme. L’artiste, qui privilégie la pointe sèche
pour ses estampes, aime décliner l’idée du leporello dont la découverte et la
lecture peuvent se faire de manière séquentielle, ou qui se dévoile en un seul
coup d’œil. Oscillant entre l’humain et la nature appréhendée à travers des
fragments de végétaux ou des paysages - les deux formant un tout indissociable
- chaque gravure de Dominique Gigante est une histoire en soi, un monde prêt à
se déployer, à livrer ses secrets et à jeter un pont entre le présent, le passé
et le futur. Révélant un univers à la fois poétique, théâtral, musical et
visuel, les recherches de Dominique Gigante font également la part belle à la
spontanéité du geste et au hasard. Chaque gravure est unique, explique
l’artiste. «Son tirage est un moment de grande complicité avec Raymond Meyer,
car c’est comme un cadeau qu’il me fait, que je reçois comme tel et que je veux
ensuite partager avec d’autres. Nous sommes des passeurs. Nous offrons des
séquences de vie et d’amour.»
Armande Reymond
Article à paraître dans la revue ph’arts
et dans le Prill’Héraut
Les jeudis du Château de Prilly, à 19h
Jeudi 29 septembre, 19h
NAMRATA PAMNANI
Voyage
sonore
Jeudi 6 octobre, 19h
ANNE
BREGANI
Choix
de poèmes lus par l'auteur
Jeudi 13 octobre, 19h
DELPHINE
HORST
Choix
de textes lus par l'auteur
Jeudi 20 octobre, 19h
ANNE
BREGANI et DELPHINE HORST
Porte ouverte à la poésie
Votre
voix, un poème de votre choix
Jeudi 27 octobre, 19h
DANIEL
BARBEZAT
Choix de compositions
interprétées par l’auteur
Jeudi 3 novembre, 19h
ANNE
BREGANI
Nouveau
choix de poèmes lus par l'auteur
Jeudi 10 novembre, 19h
ANNE
BREGANI et DELPHINE HORST
MARINA TSVETAEVA
Choix
de poèmes lus par Anne Bregani et Delphine Horst
Jeudi 17 novembre, 19h
ANNE
BREGANI et DELPHINE HORST
Atelier de poésie des classes d'accueil d'EVA
PARASKEVOPOULOS
Professeur
de français langue étrangère.
Choix
de poèmes lus par Anne Bregani et Delphine Horst
mercredi 6 avril 2016
samedi 10 octobre 2015
Exposition Equinoxe d'automne 2015
Peintures de Marie-Claire Pillard, Pastels et encres de Chine de Daniel Albert, Pastels de Mado Howald
Espace Equinoxe
Trois destins – Trois chemins de
création
Pour la rentrée d’automne, l’Espace
Equinoxe, présente trois artistes disparus, dont deux d’entre eux avaient de fortes
attaches avec la commune de Prilly: Mado Howald, Marie-Claire Pillard. Le
troisième, Daniel Alber, résidait à St-Croix. Grâce aux responsables et
animateurs de ce magnifique espace situé dans le Château, le public découvre l’itinéraire
pictural de créateurs guidés par la nécessité de s’engager sur des territoires
inconnus, de se révolter contre les conventions et de donner à leur art de
nouvelles formes d’organisation. Les visiteurs de cette exposition partagent aussi
le destin de ces plasticiens dont l’œuvre participe au rayonnement culturel de la
ville de Prilly.
Mado Howald (1930-2011)
Née à
Avenches en 1930, et habitante de Prilly de 1955 à 2011, année de son décès,
Mado Howald étudie entre 1947 et 1951 à l’Ecole des arts appliqués de Lausanne.
Parallèlement, elle suit à l’Ecole des beaux-arts (ECAL), l’enseignement de
Marcel Poncet et de Casimir Reymond. Elle approfondit encore et toujours son
art en explorant plusieurs techniques et moyens d’expression. Pastel, peinture
à l'huile, dessin, tapisseries, décoration d'objets artisanaux, pyrogravure, contribuent
à forger une œuvre riche, vivante, sereine, où les formes dansent avec les
couleurs, où les sujets figuratifs - natures mortes, paysages - oscillent avec
les espaces abstraits rythmés par la lumières et les textures. Comme beaucoup
de peintres, Mado Howald est attirée par la lumière du Sud, ce qui la conduit à
faire de très nombreux séjours dans la Drôme où elle s’immerge dans le paysage.
Elle participe à la vie créatrice des ateliers de la Communauté artistique de
Piégon. Régulièrement présente aux cimaises de la Galerie d’Arfi à Denges/St
Sulpice, elle est lauréate du Grand prix du jury du Ve Salon international de
la peinture figurative mis sur pied sous l’égide d’Arfi.
Marie-Claire Pillard (1957-2013)
Née à
Lausanne où elle a suivi l'Ecole des beaux-arts (ECAL), Marie-Claire Pillard a
passé la moitié de sa vie à
Prilly, de 1984 à 2011. Durant son existence brutalement interrompue par une
profonde dépression, l’artiste a déployé une exceptionnelle énergie créative
doublée d’un engagement pédagogique passionné. Parallèlement à ses recherches
picturales personnelles, elle n’a en effet eu de cesse de partager avec les autres
les secrets de son métier, en particulier dans son Atelier du Tilleul où elle
organise des sessions de cours. Marie-Claire «peint des fragments d'espaces
où le spectateur est tantôt confronté à des murs, tantôt face à des ouvertures
telles que portes, fenêtres et corridors», écrit Jacqueline Roche-Meredith.
«Contrairement à ce que l'on pourrait croire, son œuvre ne se cantonne pas à la
figuration, elle investit le terrain de l'abstraction grâce aux textures qui
prennent une place prépondérante dans sa création. Murs, tissus, bois, miroirs,
tableaux et tapis sont autant de surfaces qui montrent de façon ostentatoire le
geste de l'artiste avec ses rythmes», précise l’historienne de l’art.
Daniel Alber (1953-2009)
«Petit
garçon, le bien le plus précieux de mon père, son trésor, était une boîte de
crayons de couleurs. Elle lui permettra de gagner, avec sa classe, un concours
de dessin organisé dans le cadre de l’Exposition de 1964, avant que sa
maîtresse ne la lui confisque pour ne jamais la lui rendre…», témoigne Cédric,
le fils de Daniel Alber. Mais la passion étant plus forte que les obstacles, et
malgré une vocation contrariée ensuite par son entourage qui l’oblige à devenir
électricien, Daniel Alber tient bon. A 41 ans, il entre à l’Ecole
supérieure d’arts visuels de Genève où il ressort, diplômé, en 2000. L’artiste,
né en 1953 Sainte-Croix, ne cessera dès lors de peindre et de dessiner. Bien
que torturé par la dépression et usé par de gros problèmes cardiaques qui
finiront par l’emporter, le peintre travaille sans relâche. «Avec ses fameux
crayons, il couvre des milliers de cartes postales, donnant vie à un univers
naïf et onirique. Sur des plus grands formats, il peint à l’encre de Chine les
angoisses qui le rongent. Il revisite le visage du Christ dans une série qui
dérange. Il lit et s’inspire de Arthaud, Cioran ou Breton. Il écrit des
milliers de poèmes. Son art est sériel, obsessionnel», écrit Cédric Alber. (AR)
Espace Equinoxe à Prilly
Vernissage le 23 septembre 2015 dès 18h30
dimanche 15 mars 2015
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